Ceci n'est pas un livre, pas une histoire, pas un conte ni même un roman, pas un récit et pas une fable .Ceci est cela Peut-être un peu tout a la fois ou bien peut-être un peu rien .
C'est comme si cela commençait par il était une fois un immeuble un peu sombre dans une ville parfois, voire souvent trop éclairé . Au cinquième étage de cette triste bâtisse, une famille comme tant d autre, comme il y en a beaucoup ou peut-être bien si peut, se qui serait fort mieux . Et cette famille recomposée tout juste décomposée, une mère attristée, attristée de la vie, rien que sa . Un beau père absent mais encore trop présent par ses fortes crises de violence alcoolique . Un petit homme encore jeune qui serait a pouponner, a protéger mais qui commence déjà a dégénérer . Au milieu, bien au milieu de ce joyeux bordel, elle, elle est là, essayant de vivre avec et malgré tout sa .
Elle a les cheveux longs, presque décoiffés ou bien coiffés d'une bonne nuit de sommeil . Son âge a quoi bon s'attarder sur une chose qui ne cesse d'évoluer . Son âge n est que son passé, et peu de son présent, il n'est pas son futur . Et le futur c'est tout se qu elle a. Alors voilà tout. Son visage lui ne change pas, ne change plus , comme refermé sur lui même a l'abri des joies comme des peines, a l'abri de la lune comme du soleil . Vous pensez commencer a la connaître maintenant. Vous ne savez même pas comment elle s'appelle. Mais regardez plutôt ces bras, de jolie bras, enfin des bras qui auraient tout pour être jolis s'ils n étaient pas marqués de ces sombres cicatrices -signature d'un temps trop dur ou seule la souffrance, ou seule sa propre souffrance la faisait aller mieux . Souffrir rendrait-il heureux alors ?
Ce matin, ordinaire a tous les autres, le réveil sonne, comme toujours il sonne en avance, en avance sur sa propre envie de se lever. Mais bon c'est l heure soit-disant alors autant se bouger. Alors sans grande ambition elle se lève, prend son petit déjeuner, sa douche, une douche bien chaude pour se réveiller, ça ne marche jamais mais bon pourquoi pas après tout . Et puis tiens elle s'habille, quoi de plus logique après s'être douchée n'est-ce pas . Chose de plus, tout se petit remue ménage du matin doit se faire sans bruit cela serait fort malheureux de réveiller ses parents, fort malheureux et fort dangereux pour elle .
Ainsi va la vie, ainsi va sa vie . Alors la jeune demoiselle prend son sac, descend les marches en sautant, arrive dans la rue et regarde autour d'elle . Le jour qui ne se lève toujours pas, la nuit qui reste encore un peu trop présente et la lumière des lampadaires presque aveuglante, affolante. Ne peut-on pas laisser a la nuit le plaisir d'être la nuit ? Alors elle se prit à marcher, marcher le long du trottoir, un pas suivant l'autre, un pas chassant l'autre, et ces pas dansant, les yeux dans les étoiles que l'on ne voit pas . Elle marche, marche et continue de marcher jusqu'à son arrêt de bus. Elle s'y arrête, elle a bien marcher pendant deux minutes, et elle n'est même pas fatiguée, combien auraient tenu ? Elle s'adosse à un mur qui s'est égaré dans cette rue, elle s'adosse et attend son bus . Les écouteurs dans les oreilles, les oreilles pleines de musique, la musique plein la tête et la tête dans les nuages, quel bon présage pour une nouvelle journée qui commence. Cinq minutes de retard pour le bus, et les gens commencent a s'énerver, à croire qu'ils sont pressés d'aller travailler .
Elle, elle ne s'inquiète pas, le lycée ça attendra le temps que le bus sois là. Et puis elle sourit, ça l'amuse presque de voir ces gens râler après rien, après le temps qui passe, après des choses dont ils ne sont pas maîtres . Le bus finit par arriver, les gens se pressent pour monter, ils se poussent, veulent tous être entassés, elle elle attend et ensuite prend son temps . Le bus démarre, les yeux perdus dans une vitre embrumée, elle regarde le paysage qui défile . Le trajet dure, elle se prend a rêver, la tête dans son imaginaire, une imagination sans limite et une limite sans trace . Terminus, elle descend doucement, marche tranquillement et rentre sagement dans son lycée . Arrivée à la porte d'entrée, elle la pousse légèrement pour pouvoir passer. Elle monte les quelques escaliers s'aidant de la rambarde pour être sûre de ne pas choir. Passe un ou deux couloirs avant de s'asseoir contre un mur, devant une salle de cours fermée.
La porte est close, immobile et pourtant si fragile, ce vieux bois qui commence a s émietter sous l'effet du temps qui s'écoule, de l'âge qui s'accumule. Alors notre demoiselle, c'est un peu la nôtre maintenant en effet, reste assise contre son mur, devant cette forme, éternellement close, sa musique dans les oreilles, les mains frappant doucement ses petites jambes au rythme de sa musique, ses yeux perdus contre toujours cette même porte. Le temps d'une chanson et les quelques bruits se feraient entendre au bout du couloir si ses écouteurs ne l'empêchaient pas de se rendre compte qu'elle était rejointe par quelque espèce d'humains. De toute sorte, de toutes tenues, des bruyants, des calmes, des polis, des méprisants, des savants, des indécis, des maladroits, des jolies, et tellement d autres. Ils passent a côté d'elle, lui dise bonjour, elle enlève ses écouteurs pour pouvoir parler avec quelques-unes de ces créatures, identiques à elle. Et les discussions se finissent lorsque enfin la porte close se prend a être ouverte. Les élèves rentrent peu rapidement, peu jovialement, et les cours commencent. Commencent mais finissent, le temps passe vite parfois, elle quitte ses amis, reprend son autre compagnon qu'elle offre à ses oreilles.
Et le chemin de l'aller est celui du retour dans le sens inverse, ainsi vont les choses dans la vie. Elle arrive devant son immeuble, sombre, pour pas changer, passe le joli hall décoré de quelques dessins faits à la bombe de peinture colorée. Elle monte ses escaliers, arrive devant la porte de son appartement, prend une grande bouffée d'air, un dernier son de musique. Elle plonge la clef dans la serrure et son sourire apporté par la musique se dissimule sous des traits désormais tirés, peu heureux. La porte ne grince même pas, s'ouvre sans difficulté, et la demoiselle est de nouveau chez elle. Son beau-père est déjà là, enfin bon il est toujours là de toute façon, il est de nouveau affalé sur ce pauvre canapé qui semble prêt à s'écrouler. Qu'à-t-il fait pour mériter de devoir supporter les ronflements d'un vieil aigri. Pauvre canapé vraiment.
Quand à la fille, elle est déjà dans sa chambre, à peine a-t-on le dos tourné pour contempler le pittoresque du canapé qu'elle nous a faussé compagnie pour s'enfuir dans son antre. On y retourne, on la rejoint. Elle est là sur son lit, les yeux perdus sur un mur décrépi coiffé d'un papier peint pour enfant. Les oreilles dans de jolies basses, résonance de son cerveau, petite mélodie qu'elle tend à imaginer, peut-on vraiment dire qu'elle écoute si la musique vient de l'intérieur d'elle? jme pose encore la question, mais bon. Ses petites mains rebondissent doucement sur son matelas sans provoquer de réels bruits. Le rythme est dans le mouvement pas dans le son qui en ressort, si rythme il y a déjà. Elle s'arrête un instant de jouer des basses sur son lit pour reprendre son livre, l'ouvrir à la page ou elle s'en était arrêté, assez logique non ? Vous n'allez pas recommencer à lire, quatre pages après celle qui précède le marque page, quoi que ça serait à essayer ? Et elle lit son livre, y prend plaisir, je ne repartirai pas dans mes explications de la logique de prendre du plaisir en lisant sinon elle ne lirait pas, mais je le souligne quand même. Et si peu de lecture effectuée qu'elle entend quelques paroles suivies de quelques cris qui viennent du salon. Sa mère est rentrée, les joues un peu rouges, elle doit crier après la baleine du canapé. Notre demoiselle reprend sa lecture en ayant prit le temps d'ajuster sur ses oreilles ses malicieux petits écouteurs. Boîte à musiques qui servent a cacher les cris journaliers.
L'heure du repas approche, ça se sent à la crispation abdominale causée par le début de faim, c'est sûr que ce n est pas avec ce qu'elle a mangé à la cantine qu'elle va tenir longtemps. Alors elle passe a table, en face d'elle son beau-père, en passant est-il vraiment beau, d'où sort ce terme truqué? Est-il là pour faire espérer aux enfants dont les parents se séparent que le nouvel amant de leur maman est beau ? étrange, la vie est étrange parfois. Et à côté d'elle sa mère, pff ces vieux y mangent en diagonale, même plus capable de manger face à face ou côte à côte, c'est joli l amour. J'avais presque oublié que dans cette famille il y a le petit frère, heureusement que je me relis parfois. Donc il mange là où il reste de la place, quatre places sur la table, trois de prises, on voit où est le quatrième. Et puis le repas se passe comme d'habitude, ce n est pas qu'il se passe bien, il se passe tout court. Le repas se finit, la vaiselle se fait, elle a maintenant les mains légèrement flétrie par l eau chaude.
De retour dans sa chambre, elle laisse rentré un léger filet d air par la fenetre qu elle vient d ouvrir. Elle écarte doucement les stores et laisse son regard se difusé a travers la vitre. La nuit du dehors la laisse réveuse, le manque d étoile la laisse peureuse. Plus de lune et plus d astre pour éclairer la douceur de l obscurité, aujour dhui les lampadaires les ont remplacés. Les yeux plongé dans le ciel, elle se prend a esperer, de nouveau rêve, de nouvelles croyances. Le temps passe et son regard voyage dans cette nuit étroite, étroite car incarcérer derriere une fenêtre. Qui est donc enfermer? La nuit ou la jeune fille ? Ces yeux continu de vagabonder jusqu a touché des cils le toit d un immeuble non lointain, elle dessend du regard les étages et s arrete au fenetres éclairer se prenant a se demander qui pouvait vivre a ces endroits. Elle s imagine leurs vies, leurs existances et leurs croyances. Qui sont ces gens qu elle ne voit finalement pas, qui sont ces gens qui ne la connaissent pas? Sont ils comme elle derierre leurs fenêtre a se demander qui vit dans les lucarnes éclairer des immeubles frontalier. Elle ne sait pas, sa tête se remplie de questions, d ilusions, de douce sensation d inconnu. Le sourir au lévre, des étoiles dans les yeux elle referme son store et s aprette a se coucher.
Le réveil sonne, s en suit la douche, toujours de l eau bien chaude pour se reveiller, et comme toujours elle reste a somenoller. Elle s abille, va a la cuisine prendre un petit quelque chose a manger, le mange, prend ces affaires de cours et la voila qui s envolle. Arriver dans l escalier elle tiend cette pomme pris dans le saladier posé dans l entrée, encore une petite faim il faut croire. Elle marche dans la rue, sa pomme a la main, elle marche dans la rue, sa pomme a la bouche, elle est bien justeuse, légerement acide, parfaitement dosé en sucre. Un petit plaisir dés le matin. Mangeant sa pomme elle attend le bus qui finit par doucement arriver. Les gens dessendes, elle finit sa pomme et va a la jetée dans la petite poubelle maladroiteusement placé sur un trotoir bien trop étroit. Elle va pour monter dans son bus, un jeune homme en dessend rapidement, il ne devait pas avoir vu que c était son arret, et a du s e rendre compte au dernier moment, tout le monde est dessendu depuis longtemps. Leurs regards se croise, une odeur de pomme flotte toujours dans l air.
C'est comme si cela commençait par il était une fois un immeuble un peu sombre dans une ville parfois, voire souvent trop éclairé . Au cinquième étage de cette triste bâtisse, une famille comme tant d autre, comme il y en a beaucoup ou peut-être bien si peut, se qui serait fort mieux . Et cette famille recomposée tout juste décomposée, une mère attristée, attristée de la vie, rien que sa . Un beau père absent mais encore trop présent par ses fortes crises de violence alcoolique . Un petit homme encore jeune qui serait a pouponner, a protéger mais qui commence déjà a dégénérer . Au milieu, bien au milieu de ce joyeux bordel, elle, elle est là, essayant de vivre avec et malgré tout sa .
Elle a les cheveux longs, presque décoiffés ou bien coiffés d'une bonne nuit de sommeil . Son âge a quoi bon s'attarder sur une chose qui ne cesse d'évoluer . Son âge n est que son passé, et peu de son présent, il n'est pas son futur . Et le futur c'est tout se qu elle a. Alors voilà tout. Son visage lui ne change pas, ne change plus , comme refermé sur lui même a l'abri des joies comme des peines, a l'abri de la lune comme du soleil . Vous pensez commencer a la connaître maintenant. Vous ne savez même pas comment elle s'appelle. Mais regardez plutôt ces bras, de jolie bras, enfin des bras qui auraient tout pour être jolis s'ils n étaient pas marqués de ces sombres cicatrices -signature d'un temps trop dur ou seule la souffrance, ou seule sa propre souffrance la faisait aller mieux . Souffrir rendrait-il heureux alors ?
Ce matin, ordinaire a tous les autres, le réveil sonne, comme toujours il sonne en avance, en avance sur sa propre envie de se lever. Mais bon c'est l heure soit-disant alors autant se bouger. Alors sans grande ambition elle se lève, prend son petit déjeuner, sa douche, une douche bien chaude pour se réveiller, ça ne marche jamais mais bon pourquoi pas après tout . Et puis tiens elle s'habille, quoi de plus logique après s'être douchée n'est-ce pas . Chose de plus, tout se petit remue ménage du matin doit se faire sans bruit cela serait fort malheureux de réveiller ses parents, fort malheureux et fort dangereux pour elle .
Ainsi va la vie, ainsi va sa vie . Alors la jeune demoiselle prend son sac, descend les marches en sautant, arrive dans la rue et regarde autour d'elle . Le jour qui ne se lève toujours pas, la nuit qui reste encore un peu trop présente et la lumière des lampadaires presque aveuglante, affolante. Ne peut-on pas laisser a la nuit le plaisir d'être la nuit ? Alors elle se prit à marcher, marcher le long du trottoir, un pas suivant l'autre, un pas chassant l'autre, et ces pas dansant, les yeux dans les étoiles que l'on ne voit pas . Elle marche, marche et continue de marcher jusqu'à son arrêt de bus. Elle s'y arrête, elle a bien marcher pendant deux minutes, et elle n'est même pas fatiguée, combien auraient tenu ? Elle s'adosse à un mur qui s'est égaré dans cette rue, elle s'adosse et attend son bus . Les écouteurs dans les oreilles, les oreilles pleines de musique, la musique plein la tête et la tête dans les nuages, quel bon présage pour une nouvelle journée qui commence. Cinq minutes de retard pour le bus, et les gens commencent a s'énerver, à croire qu'ils sont pressés d'aller travailler .
Elle, elle ne s'inquiète pas, le lycée ça attendra le temps que le bus sois là. Et puis elle sourit, ça l'amuse presque de voir ces gens râler après rien, après le temps qui passe, après des choses dont ils ne sont pas maîtres . Le bus finit par arriver, les gens se pressent pour monter, ils se poussent, veulent tous être entassés, elle elle attend et ensuite prend son temps . Le bus démarre, les yeux perdus dans une vitre embrumée, elle regarde le paysage qui défile . Le trajet dure, elle se prend a rêver, la tête dans son imaginaire, une imagination sans limite et une limite sans trace . Terminus, elle descend doucement, marche tranquillement et rentre sagement dans son lycée . Arrivée à la porte d'entrée, elle la pousse légèrement pour pouvoir passer. Elle monte les quelques escaliers s'aidant de la rambarde pour être sûre de ne pas choir. Passe un ou deux couloirs avant de s'asseoir contre un mur, devant une salle de cours fermée.
La porte est close, immobile et pourtant si fragile, ce vieux bois qui commence a s émietter sous l'effet du temps qui s'écoule, de l'âge qui s'accumule. Alors notre demoiselle, c'est un peu la nôtre maintenant en effet, reste assise contre son mur, devant cette forme, éternellement close, sa musique dans les oreilles, les mains frappant doucement ses petites jambes au rythme de sa musique, ses yeux perdus contre toujours cette même porte. Le temps d'une chanson et les quelques bruits se feraient entendre au bout du couloir si ses écouteurs ne l'empêchaient pas de se rendre compte qu'elle était rejointe par quelque espèce d'humains. De toute sorte, de toutes tenues, des bruyants, des calmes, des polis, des méprisants, des savants, des indécis, des maladroits, des jolies, et tellement d autres. Ils passent a côté d'elle, lui dise bonjour, elle enlève ses écouteurs pour pouvoir parler avec quelques-unes de ces créatures, identiques à elle. Et les discussions se finissent lorsque enfin la porte close se prend a être ouverte. Les élèves rentrent peu rapidement, peu jovialement, et les cours commencent. Commencent mais finissent, le temps passe vite parfois, elle quitte ses amis, reprend son autre compagnon qu'elle offre à ses oreilles.
Et le chemin de l'aller est celui du retour dans le sens inverse, ainsi vont les choses dans la vie. Elle arrive devant son immeuble, sombre, pour pas changer, passe le joli hall décoré de quelques dessins faits à la bombe de peinture colorée. Elle monte ses escaliers, arrive devant la porte de son appartement, prend une grande bouffée d'air, un dernier son de musique. Elle plonge la clef dans la serrure et son sourire apporté par la musique se dissimule sous des traits désormais tirés, peu heureux. La porte ne grince même pas, s'ouvre sans difficulté, et la demoiselle est de nouveau chez elle. Son beau-père est déjà là, enfin bon il est toujours là de toute façon, il est de nouveau affalé sur ce pauvre canapé qui semble prêt à s'écrouler. Qu'à-t-il fait pour mériter de devoir supporter les ronflements d'un vieil aigri. Pauvre canapé vraiment.
Quand à la fille, elle est déjà dans sa chambre, à peine a-t-on le dos tourné pour contempler le pittoresque du canapé qu'elle nous a faussé compagnie pour s'enfuir dans son antre. On y retourne, on la rejoint. Elle est là sur son lit, les yeux perdus sur un mur décrépi coiffé d'un papier peint pour enfant. Les oreilles dans de jolies basses, résonance de son cerveau, petite mélodie qu'elle tend à imaginer, peut-on vraiment dire qu'elle écoute si la musique vient de l'intérieur d'elle? jme pose encore la question, mais bon. Ses petites mains rebondissent doucement sur son matelas sans provoquer de réels bruits. Le rythme est dans le mouvement pas dans le son qui en ressort, si rythme il y a déjà. Elle s'arrête un instant de jouer des basses sur son lit pour reprendre son livre, l'ouvrir à la page ou elle s'en était arrêté, assez logique non ? Vous n'allez pas recommencer à lire, quatre pages après celle qui précède le marque page, quoi que ça serait à essayer ? Et elle lit son livre, y prend plaisir, je ne repartirai pas dans mes explications de la logique de prendre du plaisir en lisant sinon elle ne lirait pas, mais je le souligne quand même. Et si peu de lecture effectuée qu'elle entend quelques paroles suivies de quelques cris qui viennent du salon. Sa mère est rentrée, les joues un peu rouges, elle doit crier après la baleine du canapé. Notre demoiselle reprend sa lecture en ayant prit le temps d'ajuster sur ses oreilles ses malicieux petits écouteurs. Boîte à musiques qui servent a cacher les cris journaliers.
L'heure du repas approche, ça se sent à la crispation abdominale causée par le début de faim, c'est sûr que ce n est pas avec ce qu'elle a mangé à la cantine qu'elle va tenir longtemps. Alors elle passe a table, en face d'elle son beau-père, en passant est-il vraiment beau, d'où sort ce terme truqué? Est-il là pour faire espérer aux enfants dont les parents se séparent que le nouvel amant de leur maman est beau ? étrange, la vie est étrange parfois. Et à côté d'elle sa mère, pff ces vieux y mangent en diagonale, même plus capable de manger face à face ou côte à côte, c'est joli l amour. J'avais presque oublié que dans cette famille il y a le petit frère, heureusement que je me relis parfois. Donc il mange là où il reste de la place, quatre places sur la table, trois de prises, on voit où est le quatrième. Et puis le repas se passe comme d'habitude, ce n est pas qu'il se passe bien, il se passe tout court. Le repas se finit, la vaiselle se fait, elle a maintenant les mains légèrement flétrie par l eau chaude.
De retour dans sa chambre, elle laisse rentré un léger filet d air par la fenetre qu elle vient d ouvrir. Elle écarte doucement les stores et laisse son regard se difusé a travers la vitre. La nuit du dehors la laisse réveuse, le manque d étoile la laisse peureuse. Plus de lune et plus d astre pour éclairer la douceur de l obscurité, aujour dhui les lampadaires les ont remplacés. Les yeux plongé dans le ciel, elle se prend a esperer, de nouveau rêve, de nouvelles croyances. Le temps passe et son regard voyage dans cette nuit étroite, étroite car incarcérer derriere une fenêtre. Qui est donc enfermer? La nuit ou la jeune fille ? Ces yeux continu de vagabonder jusqu a touché des cils le toit d un immeuble non lointain, elle dessend du regard les étages et s arrete au fenetres éclairer se prenant a se demander qui pouvait vivre a ces endroits. Elle s imagine leurs vies, leurs existances et leurs croyances. Qui sont ces gens qu elle ne voit finalement pas, qui sont ces gens qui ne la connaissent pas? Sont ils comme elle derierre leurs fenêtre a se demander qui vit dans les lucarnes éclairer des immeubles frontalier. Elle ne sait pas, sa tête se remplie de questions, d ilusions, de douce sensation d inconnu. Le sourir au lévre, des étoiles dans les yeux elle referme son store et s aprette a se coucher.
Le réveil sonne, s en suit la douche, toujours de l eau bien chaude pour se reveiller, et comme toujours elle reste a somenoller. Elle s abille, va a la cuisine prendre un petit quelque chose a manger, le mange, prend ces affaires de cours et la voila qui s envolle. Arriver dans l escalier elle tiend cette pomme pris dans le saladier posé dans l entrée, encore une petite faim il faut croire. Elle marche dans la rue, sa pomme a la main, elle marche dans la rue, sa pomme a la bouche, elle est bien justeuse, légerement acide, parfaitement dosé en sucre. Un petit plaisir dés le matin. Mangeant sa pomme elle attend le bus qui finit par doucement arriver. Les gens dessendes, elle finit sa pomme et va a la jetée dans la petite poubelle maladroiteusement placé sur un trotoir bien trop étroit. Elle va pour monter dans son bus, un jeune homme en dessend rapidement, il ne devait pas avoir vu que c était son arret, et a du s e rendre compte au dernier moment, tout le monde est dessendu depuis longtemps. Leurs regards se croise, une odeur de pomme flotte toujours dans l air.